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Coupes de cheveux tendance : comment je choisis sans suivre les magazines à la lettre

par Emma ·
Coupes de cheveux tendance : comment je choisis sans suivre les magazines à la lettre

J’ai une coiffeuse depuis 8 ans. Elle s’appelle Leila, elle travaille dans un salon du 11e, et chaque fois que j’arrive avec une photo découpée dans un magazine ou sauvegardée sur mon téléphone, elle me dit « oui, c’est joli, mais pas pour toi ». Elle a rarement tort. J’ai appris à lui faire confiance, et j’ai aussi appris à comprendre pourquoi certaines coupes me vont et pas d’autres, indépendamment de ce qui est « tendance » cette saison.

Ce que tendance veut dire en pratique

Les magazines annoncent chaque saison les coupes de l’année avec la même énergie : le carré court reviendra éternellement, le rideau frange fait son come-back tous les 3 ans, le wavy naturel est permanent depuis 2019. En réalité, les vraies tendances de fond mettent 18 à 24 mois à descendre du podium jusqu’au salon de coiffure du quartier, et elles arrivent souvent légèrement modifiées.

Ce que j’observe depuis quelques années : les coupes qui durent sont celles qui sont portables au quotidien sans beaucoup de mise en forme. La longueur mi-longue (épaules à la mi-dos) resté une valeur sûre parce qu’elle se coiffe rapidement et convient à la majorité des textures.

Mon avis tranchant : suivre les tendances coiffure à la lettre sans tenir compte de sa texture, de sa forme de visage et de son temps de mise en forme le matin, c’est le meilleur moyen de détester sa coupe dans les 3 semaines.

Ce que j’ai testé sur moi

Vécu

J’ai fait une coupe carré court à 32 ans. Je m’étais dit que j’assumais, que j’étais prête, que j’avais vu une photo de Léa Seydoux et que je pouvais. Résultat : j’avais l’air d’avoir 8 ans. Ce n’est pas flatteur après un certain moment. Leila m’avait prévenue. Je n’avais pas voulu entendre.

Voilà les coupes que j’ai portées et ce que j’en retiens :

  • Le carré long (épaules) : ma coupe préférée depuis 4 ans. Mais avant ca, j’avais exploré mon carré plongeant, ma coupe tendance favorite – c’est la coupe à laquelle je revenais systématiquement entre chaque tentative un peu plus aventureuse. Facile à coiffer, assez courte pour être légère, assez longue pour les attaches. Convient à mon visage ovale et à mes cheveux légèrement ondulés.
  • La frange rideau : j’adore l’effet, je déteste l’entretien. Elle repousse en 6 semaines et entre les deux, c’est un entre-deux difficile à gérer. Je la garde pour les années où je suis prête à retourner chez Leila toutes les 5-6 semaines.
  • Les layers (dégradé en couches) : excellent pour le volume sur cheveux fins, mais demandent plus de mise en forme pour ne pas faire « sec ». Avec un bon sérum capillaire et un diffuseur, ça marche.
  • Le carré court : beau sur les autres. Pas pour moi. Fin de la conversation.

Comment choisir selon la forme de son visage

C’est le point que Leila m’a expliqué sur la durée, et qui m’a aidée à comprendre mes échecs capillaires passés.

Les visages longs : les longueurs au-delà de la clavicule tirent le visage vers le bas. Une longueur aux épaules avec du volume sur les côtés (layers, frise légère) équilibre mieux.

Les visages ronds : éviter les coupes très courtes qui révèlent la forme ronde sans rien pour l’affiner. Prefer les coupes asymétriques, les longues couches, les raies sur le côté.

Les visages ovales : la forme la plus polyvalente. Quasiment toutes les coupes fonctionnent. C’est mon cas, et c’est un luxe que j’ai mis du temps à apprécier. Pour celles qui se posent aussi la question du mi-long, j’ai répondu directement : est-ce que le mi-long est encore d’actualité ? – une longueur qui résiste vraiment à tous les retours de balancier des tendances.

Les visages carrés : adoucir la mâchoire avec des coupes aux épaules et des boucles légères. Les coupes très droites et très courtes à la nuque accentuent la carrure.

Ce que la texture des cheveux change

La coupe doit être pensée pour la texture, pas seulement pour la forme du visage. Mes cheveux légèrement ondulés ne tomberont jamais aussi droits que les cheveux lisses sur la photo du magazine. J’ai appris à choisir des coupes qui embrassent l’ondulation plutôt que de la combattre.

Si tu as les cheveux frisés naturellement, les coupes longues et très dégradées peuvent casser la frise et donner un aspect en triangle. Les coupes plus uniformes, avec un « one length » ou des layers uniquement en surface, respectent mieux la frise.

Ce qui change vraiment la tête, au-delà de la coupe

La coupe, c’est la base. Mais ce qui transforme une coupe banale en bonne coupe, c’est souvent la couleur.

J’ai fait des mèches de lumière (balayage naturel, quelques tons plus clairs que ma couleur de base) à 34 ans pour la première fois. Ça m’a vieillie dans le bon sens – apporté de la profondeur, du mouvement. Aujourd’hui je les entretiens tous les 4-5 mois, chez Leila, pour 80 euros. Ce n’est pas donné, mais c’est le budget beauté que je garde en priorité parce que l’impact sur le visage est vraiment visible.

L’autre truc qui change tout : le coiffage à la maison. Même la meilleure coupe du monde, si on sort de la douche et qu’on la laisse sécher en bataille, ça ne rend pas. J’ai un diffuseur (depuis 3 ans), un sérum sans rinçage léger (pas de marque miracle, j’alterne), et 5 minutes de mise en forme le matin. C’est la différence entre « j’ai l’air de quelqu’un qui sort de la douche » et « j’ai l’air de quelqu’un qui à une coupe ».

Ce que j’emporte de tout ça

Je ne cours plus après les tendances coiffure saison par saison. J’ai une coupe qui me va, que je fais évoluer légèrement selon les envies (frange ou pas frange, longueur aux épaules ou un peu plus longue). Et pour celles qui sont dans la cinquantaine et cherchent une coupe vraiment adaptée à la maturité, j’ai écrit sur les coupes qui marchent vraiment après 50 ans – parce que les tendances générales méritent d’être relues à la lumière de ce qui convient vraiment à chaque étape de la vie. Je vais chez Leila toutes les 8-10 semaines pour une coupe d’entretien à 55 euros.

Ce que j’ai compris à 38 ans : la coupe la plus « tendance » n’est pas forcément celle qui me va. Et celle qui me va vraiment, je peux la porter 3 ans sans me sentir démodée. Parce qu’une coupe qui te convient, ça ne date pas.

Tu changes souvent de coupe ou tu as trouvé « ta » coupe depuis des années ?

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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