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Lunchbox verre ou plastique : mon comparatif après deux ans d’usage

par Emma ·
est ce que les lunchbox en verre sont plus saines que celles en plastique

Je mange très souvent au bureau. Pas par choix absolu, mais parce que le sandwich du coin commence a 7 euros et que la cafeteria de mon open-space propose une rotation de quatre plats qui se repetent semaine après semaine. Donc depuis deux ans et demi maintenant, je prepare mes repas le soir ou le dimanche, et je les transporte dans une lunchbox.

J’ai commence avec du plastique parce que j’en avais sous la main. Et puis une collegue m’a parle du bisphénol A et j’ai commence a poser des questions. Ce que j’ai trouvé m’a fait changer de matériau.

Pourquoi le bisphénol A pose problème

Le bisphénol A (BPA) est un compose chimique utilise dans la fabrication de nombreux plastiques durs. Il est présent dans beaucoup de contenants alimentaires en polycarbonate. Le problème : sous l’effet de la chaleur (micro-ondes, lave-vaisselle, exposition au soleil), il peut migrer dans les aliments.

Les études sur les effets du BPA sur la sante humaine sont nombreuses et pas toutes d’accord sur la dose nocive. Ce qui est établi : le BPA est un perturbateur endocrinien, c’est-a-dire qu’il interfere avec les hormones. Les bebes et les enfants y sont plus vulnerables. Chez l’adulte, les effets sont plus diffus et plus difficiles a isoler d’autres facteurs.

Depuis 2013, le BPA est interdit en France dans les contenants alimentaires destines aux enfants de moins de 3 ans. Pour les adultes, la réglementation est moins stricte. Les fabricants ont commence a produire des plastiques « sans BPA », mais certains substituts (BPS, BPF) semblent avoir des effets similaires encore mal documentes.

Bref, la question ne se pose pas seulement pour les bébés. Et c’est la raison principale pour laquelle je suis passée au verre.

Le verre : les avantages concrets

La lunchbox en verre, c’est un matériau qui ne contient aucune substance chimique de synthese susceptible de migrer dans les aliments. C’est un fait établi, pas une affirmation marketing.

Autres avantages que j’ai constates en usage quotidien :

Elle passé au micro-ondes : je retire le couvercle et je chauffe directement dans la boîte. Pas de transfert dans une assiette, pas de vaisselle supplementaire. Je gagne deux minutes. Ça semble rien mais quand on a 45 minutes de pause dejeuner en comptant le trajet jusqu’au micro-onde, deux minutes ca compte.

Elle ne retient pas les odeurs : mes boîtes en plastique gardaient imperceptiblement l’odeur du curry ou du poisson même après lavage. Le verre, rien. Je peux mettre une salade après avoir transporte du poulet la veille.

Elle dure : mes boîtes en verre ont maintenant deux ans et sont exactement dans l’etat ou je les ai achetées. Mes anciennes boîtes en plastique prenaient des eraflures et jaunissaient en quelques mois.

Les recommandations que j’ai lues sur des sites specialises, notamment une recommandation que j’ai trouvée utile qui compare les matériaux en détail sur les criteres sanitaires et pratiques, confirment que le passage au verre est particulierement interessant pour les aliments chauds et acides.

Le vrai du faux : si vous rechauffez regulierement vos repas dans votre lunchbox, passez au verre. C’est vraiment la différence qui compte le plus pour la question sanitaire.

Ce qui est moins bien avec le verre

Je ne vais pas faire semblant que le verre est parfait. Ses inconvenients :

Le poids : ma lunchbox en verre de 900ml pese environ 600 grammes pleine. Mon ancienne en plastique pesait 200 grammes vide. Sur le trajet en velo jusqu’au bureau, ça se sent dans le sac a dos.

La fragilite : evidemment. En deux ans, j’en ai casse une (tombee du sac sur du carrelage). Le plastique aurait survécu. Le verre, non.

Le prix : une bonne lunchbox en verre coûte entre 12 et 30 euros selon la marque et la taille. Une en plastique basique, 3 a 8 euros. C’est un investissement initial plus élevé.

Les couvercles : c’est le point faible de beaucoup de modeles en verre. Les couvercles en plastique (généralement en PP, polypropylene, sans BPA) se cassent ou perdent leur étanchéité avant la boîte elle-même. Verifiez que les couvercles de remplacement sont disponibles à l’achat séparé avant de choisir votre modele.

Mon choix : ce que j’ai garde et pourquoi

J’utilise actuellement deux tailles de boîtes en verre :

  • Une de 600ml pour les salades de midi (juste suffisant pour une portion généreux)
  • Une de 1000ml pour les plats avec accompagnement (riz + proteine + légumes)

Marque utilisee : une gamme basique Pyrex que j’ai trouvée chez Monoprix pour environ 15 euros le set. Pas sophistiquee, pas design, mais étanche, passée au micro-ondes, lavable au lave-vaisselle, et toujours la deux ans après.

Ce que j’ai garde en plastique : une petite boîte pour les fruits (pas besoin de micro-ondes, poids reduit dans le sac, moins de risque de casse). Le plastique garde sa place pour certains usages. Ma lunchbox me sert aussi à emporter mon petit-déjeuner équilibré que je transporte parfois quand je commence tôt et que je préfère manger au bureau plutôt que de me lever un quart d’heure plus tôt chez moi.

Criteres pour bien choisir sa lunchbox en verre

Avant d’acheter :

  • Verifier la compatibilite micro-ondes (la plupart, mais pas toutes)
  • Verifier la compatibilite lave-vaisselle (généralement oui pour le verre, parfois non pour le couvercle)
  • Regarder la capacite en litres et visualiser votre portion habituelle (un repas complet tient dans 800-1000ml pour la plupart des gens)
  • Verifier que le couvercle est bien étanche (cherchez des modeles avec languettes de fermeture sur les quatre côtés)
  • Prevoir son mode de transport : les modeles avec sac isotherme inclus ou compatible sont pratiques si vous avez un long trajet

La lunchbox en verre, ça ne change pas le goût de la nourriture, evidemment. Mais manger une salade dedans plutôt que dans une boîte en plastique qui a pris l’odeur du repas précédent, c’est quand même plus agréable. Pas besoin d’être extremement sensible pour sentir la différence.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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