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Mon carrelage usé des années 80 : j’ai tout essayé

par Emma ·
Mon carrelage usé des années 80 : j'ai tout essayé

La maison que j’ai achetée il y a quatre ans avait du carrelage partout. Cuisine, entrée, salle de bain, même la buanderie. Du carrelage beige cassé, à motifs géométriques discrets, dépôt de calcaire sur les joints, éclat à un endroit dans l’entrée. Pas cassé au sens dangereux, mais vraiment fatigué. J’ai passé deux ans à me demander quoi faire avant de me lancer.

Commencer par le nettoyage en profondeur

C’est l’étape que j’ai zappée la première fois. J’avais vu les photos avant/après des résines de carrelage sur Pinterest, j’étais emballée, j’ai voulu passer directement à la peinture. Erreur.

Un carrelage encrassé, avec des joints grisés et du calcaire incrusté, ne prend pas bien la résine. Le résultat est inégal et ça se voit après séchage. Avant d’envisager quoi que ce soit de décoratif, il faut vraiment nettoyer.

J’ai utilisé du vinaigre blanc dilué en premier lieu – pas suffisant pour mes joints trop encrassés. Puis de l’acide phosphorique en spray, avec des gants, une bonne ventilation, et une vieille brosse à dents pour les joints. Là, c’était différent. Les joints clairs sont redevenus clairs, le carrelage avait de nouveau une surface uniforme.

Pour les taches récalcitrantes dans la cuisine (huile incrustée depuis des années, probablement), j’ai utilisé un nettoyant dégraissant professionnel. 3 euros en grande surface de bricolage. Résultat impeccable après 10 minutes de contact et un bon brossage.

Bilan honnête Avant tout nettoyage agressif, j’ai testé sur un carreau discret dans la buanderie. C’est con à dire, mais le calcaire de certaines régions peut réagir bizarrement avec l’acide et attaquer l’émail. Mieux vaut vérifier sur une zone cachée en premier.

Résine ou peinture carrelage : qu’est-ce que j’ai essayé

Après le carrelage intérieur, j’ai appliqué la même méthode rigoureuse à ma rénovation d’escalier extérieur, autre expérience qui m’a appris autant sur la préparation des surfaces que sur la résistance aux intempéries.

Après nettoyage, j’avais trois options : tout casser et recommencer (budget 2000 euros minimum pour 20 m2, artisan compris), couvrir avec du carrelage adhésif, ou utiliser une résine de rénovation.

J’ai choisi la résine. Deux couches d’apprêt, deux couches de résine colorée. J’ai choisi un gris clair pour la cuisine, pour sortir enfin de ce beige des années 80. En cherchant des ressources pour comparer les produits disponibles et leurs durées de vie, j’ai trouvé utile de se documenter sur des sites spécialisés qui comparent les résines selon le trafic, la zone (sol ou mur) et le type de carrelage, avant de faire son choix en magasin.

Résultat de la résine en cuisine après 18 mois : toujours bien. Deux zones grises cependant : les joints, qui sont plus difficiles à couvrir uniformément et qui reprennent une couleur plus foncée avec le temps si on ne les a pas refaits au préalable, et les zones de fort passage devant l’évier, où la résine commence à montrer une légère usure.

Ce que j’ai appris sur l’application de la résine

  • Poncer légèrement la surface avec du papier de verre fin avant d’appliquer (adhérence bien meilleure)
  • Travailler par petites zones, ne jamais laisser la résine sécher en épaisseur inégale
  • Respecter le temps de séchage entre couches (24h minimum) même si ça semble sec au toucher
  • Appliquer un vernis de protection finale pour les zones de sol exposées au trafic
  • Compter 4 jours complets avant de poser des meubles dessus

Les joints : l’élément qu’on oublie toujours

Carrelage usé et joints défaits forment le duo rénovation salle de bain, et j’ai raconté mon choix mastic ou silicone pour les joints dans un article dédié pour ne pas mélanger les deux sujets.

C’est probablement ce qui avait le plus vieilli chez moi. Les joints noirs de crasse donnent au carrelage un air négligé même quand les carreaux eux-mêmes sont propres. Et les refaire entièrement, c’est du travail mais ça transforme vraiment l’espace.

J’ai gratté les anciens joints avec un grattoir à joint (outil spécifique, environ 8 euros, indispensable). Puis j’ai appliqué du joint époxy teinté dans un gris anthracite qui s’accorde avec mon nouveau gris. Différence immédiate et spectaculaire.

Pour la buanderie et l’entrée, j’ai choisi un joint blanc. C’est classique, ça éclaire les espaces petits, et ça se nettoie bien avec un nettoyant neutre régulier. Ce que j’aurais dû faire : appliquer un imperméabilisant à joint après pose. Je ne l’ai pas fait la première fois. Six mois plus tard, les joints blancs de l’entrée commençaient à griser aux endroits de passage. J’ai rectifié le tir en appliquant l’imperméabilisant après coup, avec un résultat correct, mais autant le faire dès le départ.

Ce que je referais et ce que je ne referais pas

La rénovation s’enchaîne naturellement d’un chantier à l’autre, et après le carrelage je me suis attaquée à les fissures sur mes murs, le chantier d’à côté en façade avec la même méthode méthodique.

Le nettoyage en profondeur : toujours, en premier, sans exception. C’est la base.

La résine sur le sol de cuisine : oui, avec les précautions d’application et la protection finale. Ça a tenu, ça a changé l’ambiance de la pièce pour quelques centaines d’euros contre quelques milliers pour un remplacement complet.

Les joints refaits à l’époxy : clairement le meilleur rapport investissement/résultat de tout ce que j’ai essayé. Deux week-ends de travail, environ 45 euros de matériel, et la cuisine semble avoir dix ans de moins.

Ce que je ne referais pas : les carrelages adhésifs que j’avais collés dans la salle de bain pour tester. Ils tiennent au sec. Avec la vapeur, ils décollent aux bords en deux mois. J’ai tout enlevé et peint le carrelage existant à la place. Beaucoup mieux.

Mon carrelage des années 80 est toujours là. Mais il ne ressemble plus à ce qu’il était quand j’ai emménagé. Et honnêtement, je suis contente de ne pas avoir tout cassé d’emblée. Mes genoux et mon porte-monnaie me remercient.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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