Ce qui m’a décidée à écrire sur le maquillage, c’est un dimanche matin où j’ai regardé des tutoriels YouTube en buvant mon café, et où j’ai réalisé que toutes ces techniques demandaient 45 minutes et 23 produits différents. Je me maquille depuis l’âge de 16 ans. J’y passé 8 minutes le matin, maximum. Et le résultat me convient. Il y a des choses simples que j’aurais voulu savoir plus tôt – les voilà.
Le fond de teint, c’est là que tout se joue
J’ai mis des années à comprendre que le fond de teint n’est pas fait pour masquer la peau, mais pour l’unifier légèrement. Un bon maquillage commence toujours par une peau bien préparée, et ma routine soins visage avant le maquillage est l’étape que je ne saute jamais, même les matins pressés, parce que tout le resté en dépend. Ce que je vois encore trop souvent (et que j’ai fait moi-même à 19 ans) : une teinte deux tons trop claire ou trop foncée, appliquée partout au pinceau en couche épaisse. Résultat : un visage d’une couleur, un cou d’une autre, une démarcation à la mâchoire.
Mon approche aujourd’hui : je choisis un fond de teint léger à moyenne couvrance, dans ma teinte exacte (je le testé sur la mâchoire en lumière naturelle, jamais sur le poignet). Je l’applique du bout des doigts sur les zones qui en ont besoin – le centre du visage, les rougeurs localisées, les petites imperfections. Je laisse les bords du visage plus naturels. Ça prend 90 secondes.
Ce qui a changé ma vie : une goutte d’eau de rose mélangée au fond de teint. Ca allège la texture, ça donne un fini plus naturel, et ça hydrate légèrement. Je l’ai découvert par accident il y a deux ans et je ne reviens plus en arrière.
Mon avis net : les fonds de teint liquides légers (fond de teint léger, BB cream, tinted moisturizer) font le travail à 90% du temps. Les fonds couvrance totale, je les garde pour les grandes occasions, pas pour le mercredi matin au bureau.
Les yeux sans se noyer dans le fard
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Vécu
J’ai une photo de mes 22 ans avec un fard à paupières violet intense jusqu’au sourcil et un eye-liner noir épais autour de l’œil entier. Je portais ça pour aller travailler dans une agence de com’. Je trouvais ça élégant. Aujourd’hui je ne peux pas regarder cette photo sans grimacer légèrement. (Et pourtant, la confiance que j’avais, j’aimerais bien la retrouver.)
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Pour les paupières, j’ai simplifié au maximum :
- Une teinte de base neutre (beige rosé, champagne léger, ou couleur de peau) sur toute la paupière mobile pour unifier
- Une teinte légèrement plus sombre (brun chaud, bronze, taupe) au creux de la paupière pour creuser l’œil – pas de fard pastel, pas de couleur vive sauf très bonne raison
- Un trait d’eye-liner fin ou un peu de crayon estompé à la racine des cils supérieurs seulement
- Mascara waterproof sur les cils supérieurs, en 2 couches en zizaguant légèrement le pinceau à la base pour épaissir
Ce que j’évite : le eye-liner sur la paupière inférieure qui referme le regard (sauf si on a de grands yeux et qu’on cherche à les assombrir pour le soir). Et les couleurs irisées en plein jour qui brillent trop sous la lumière du bureau.
La règle sourcils que j’aurais voulu connaître à 20 ans
Les sourcils structurent le visage autant que n’importe quel maquillage. Depuis 3 ans, je les remplis légèrement avec un pinceau fin et une poudre sourcils dans ma couleur naturelle (brun-roux pour moi). Je les brosse vers le haut avec une brosse spoolie. C’est 30 secondes de plus dans ma routine et ça change complètement la tête.
Chez Sephora, les palettes sourcils sont souvent vendues avec les deux outils. J’utilise une palette Anastasia Beverly Hills depuis un an et demi – 25 euros, elle est quasi intacte.
Les lèvres : rouge mat ou baume brillant, pas les deux en même temps
Le rouge à lèvres mat est très tendance et très porté depuis quelques saisons. Maquillage et lentilles de couleur forment ma combinaison choc pour les grands soirs, et mes lentilles de couleur qui changent le regard ont transformé certaines soirées où je voulais quelque chose d’intense sans charger le maquillage. Je l’aimé. Mais il demandé une technique d’application précise : un contour net avant tout, sinon ça bave et ça vieillit.
Ce que je fais quand je porte un rouge mat :
- Crayon contour dans la même teinte que le rouge, bien aiguisé
- Remplissage du contour avec le même crayon
- Application du rouge mat par-dessus au pinceau ou directement du bâton
- Petit test : je passé un kleenex sur les lèvres et j’applique une deuxième couche. Ca tient 4 heures facilement.
Ce que j’évite : le rouge mat trop sombre sur des lèvres peu pulpeuses (ça rétrécit encore plus). Et les rouges trop vifs que je ne sais pas assumer (le corail orangé, c’est beau sur d’autres, pas sur moi, j’ai essayé, ce n’est pas pour moi).
Pour le quotidien, mon choix va souvent vers un baume coloré ou un gloss léger. Ce n’est pas spectaculaire, mais ça nourrit et ça suffit pour le mardi matin.
Ce que le maquillage ne peut pas faire
Voilà la partie que j’aurais voulu lire plus tôt : le maquillage embellit, mais il ne corrige pas. Avant le fond de teint, j’ai cherché à traiter plutôt qu’à couvrir, et ce que j’ai testé pour atténuer mes taches de rousseur fait partie de ce chemin vers une peau dont je n’ai plus envie de me cacher sous des couches de correcteur. Il ne fait pas perdre du poids au visage, il ne rend pas les yeux plus grands qu’ils ne sont, il ne fait pas disparaître les cernes profonds sous les yeux si le sommeil est insuffisant.
Ce qui ressort réellement du visage, et que rien ne remplace : l’hydratation (3 verres d’eau de plus par jour, vraiment visible sur le teint), le sommeil (deux nuits courtes d’affilée et mon fond de teint ne sert à rien), et cette chose impossible à quantifier qu’on appelle la présence – la façon dont tu regardes les gens, dont tu souris, dont tu tiens ton visage.
Je le dis parce que j’ai passé trop longtemps à chercher dans les produits ce qui venait d’ailleurs. Le maquillage, c’est un outil. Un jeu, parfois. Un plaisir du dimanche matin à tester de nouvelles textures. Mais ce n’est pas une armure et ce n’est pas une correction.
Tu maquilles comment – naturel ou assumé ? Je suis toujours curieuse de voir les routines des autres.
