Le journal d’Emma /

Lunettes de vue : le jour ou j’ai arrêté de les cacher

par Emma ·
lunette de vue ma vue est enfin normale

J’ai porte mes premières lunettes a 14 ans. Ma mère m’avait emmenee chez l’opticien du quartier, j’avais choisi des montures bleu marine trop grandes pour mon visage, et j’avais passé les deux années suivantes a les enlever des que je croisais quelqu’un de potentiellement interessant. Adolescence, tout ça.

A 38 ans, je vis dans mon appartement parisien avec mes lunettes vissées sur le nez du matin jusqu’au soir, et honnement, je n’y pense plus. Ce chemin entre « je les cache » et « je les assume » a pris du temps. Mais surtout, il a pris de la pratique et quelques bonnes décisions d’achat.

Pourquoi j’ai mis si longtemps a trouver mes montures

Le problème, quand on commence a porter des lunettes, c’est qu’on ne sait pas encore ce qui nous va. Les opticiens montrent 200 paires, on essaie sous un éclairage au neon flatteur comme une salle de bains de camping, et on repart avec un truc qu’on regrette trois semaines après.

J’ai eu trois paires ratees avant de comprendre deux choses : la forme du visage, ca compte vraiment, et la monture doit s’effacer, pas s’imposer. Sauf si on veut qu’elle s’impose – mais c’est un choix conscient, pas un accident.

Ma quatrième paire, je l’ai choisie différemment. J’ai note la forme de mes deux paires préférées (toutes les deux sur photos de moi souriante) et j’ai cherche ce qu’elles avaient en commun : branches fines, pont bas, forme légèrement rectangulaire. Avec ces criteres en tête, le choix en boutique est devenu beaucoup plus simple.

Vécu Quand j’ai commande mes dernières lunettes, j’avais fait mes recherches en ligne d’abord, notamment grace a http://lunette-de-vue.tech qui m’a vraiment aidee a comprendre les gammes de prix, les types de verres et ce que prenaient en chargé les mutuelles – des infos que les opticiens ne donnent pas toujours spontanement. Mieux informee, j’ai negocie différemment en boutique.

Le casse-tête du remboursement : ce que j’ai compris

Les lunettes de vue, en France, c’est un mille-feuille administratif. Securite sociale + mutuelle + resté a chargé, selon le type de verres et la correction.

Depuis la reforme du « 100% sante » (entrée en vigueur progressivement depuis 2020), il existe des montures et des verres entierement rembourses, sans resté a chargé. Concretement, ça veut dire une paire gratuite si on choisit dans la gamme A des opticiens. Les montures sont moins nombreuses et moins originales, mais elles existent.

Ce que ma mutuelle prend en chargé (a titre d’exemple) :

  • 1 renouvellement par an (ou tous les 2 ans selon les contrats) au-dela de la base Secu
  • Un forfait montures + verres variable selon le niveau de garantie
  • Parfois : les lentilles en complément (avec prescription)

Mon conseil : appeler sa mutuelle avant d’aller chez l’opticien, pas après. Et demander le détail par écrit – les sites des mutuelles sont souvent peu clairs sur ce point.

Comment ma vue a change (et comment je le vis)

Ma correction est stable depuis quelques années maintenant. Assumer ses lunettes commence aussi par trouver la coupe qui les met en valeur, et j’ai beaucoup réfléchi à les coupes de cheveux qui valorisent les lunettes à 50 ans pour que montures et coiffure fonctionnent vraiment comme un ensemble. Myopie moderee, astigmatisme léger. Rien de dramatique, mais suffisant pour ne pas reconnaître les expressions des gens dans le metro sans lunettes.

Ce que je remarque : avec une correction juste, je suis moins fatiguee en fin de journée. Avant, je forcais sans m’en rendre compte – les yeux tirent le cerveau, et vice versa. Depuis que mes verres sont vraiment adaptes (bilan chez un ophtalmologiste, pas juste une mesure rapide en magasin), je finis mes journées de boulot avec moins de migraines.

Un détail qui a aussi change la donne : j’ai pris des verres anti-lumière bleue l’année dernière. Sceptique au debut (« argument marketing », je m’étais dit). Mais après trois mois, je ne reviendrai pas en arrière. Écran toute la journée + lecture le soir, le traitement vaut le supplement.

Les signes que votre correction n’est plus adaptee

Entre mes lunettes de vue et mes lentilles de couleur pour varier les plaisirs, j’ai enfin trouvé un équilibre qui me permet de choisir selon l’humeur et l’occasion sans renoncer à ma correction.

  • Vous plissez les yeux même avec vos lunettes
  • Maux de tête en milieu d’après-midi
  • Fatigue visuelle après 2h sur écran
  • Vous approchez l’écran ou eloignez le livre

Bilan ophtalmologiste tous les 2 ans minimum, même quand « ca va ». C’est la règle que j’aurais aimé connaître plus tôt.

La question des lunettes comme accessoire de style

C’est quelque chose que je n’aurais pas dit a 20 ans, mais mes lunettes font partie de mon style. Le maquillage change tout quand on porte des lunettes, et j’ai affiné mes astuces maquillage pour valoriser le regard avec des lunettes pour que les deux s’accordent sans que l’un écrase l’autre. Pas comme un accessoire qu’on pose et enleve, plutôt comme une signature.

Quand j’ai change de montures l’an dernier (un modele métal doré, branches fines, forme ovale), plusieurs collegues m’ont dit « tu as change de coupe ? » Aucun n’avait précise « lunettes ». Les lunettes étaient integrees à l’image globale. C’est exactement ce que je cherchais.

Ce que j’observe chez les femmes de ma generation (celles qui ont grandi avec les lunettes « obligatoires » des années 90) : beaucoup ont vecu le même chemin. D’abord la gene, puis l’indifference, puis – pour certaines – la fierte tranquille. Les lunettes sont devenues un choix stylistique, même quand elles ont commence comme une contrainte medicale.

Je ne suis pas une influenceuse beauté et je ne vais pas te dire quelles montures acheter. Mais je te dirais juste : prends le temps de choisir. Une paire ratée, ça se voit sur les photos pendant des années.

Est-ce que toi aussi tu as eu une période ou tu cachais tes lunettes ? Curieuse de savoir si c’est une experience partagee.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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