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Cheveux qui poussent vite : six mois de tests pour de vrais résultats

par Emma ·
Cheveux qui poussent vite : six mois de tests pour de vrais résultats

Il y a environ deux ans, j’ai fait une erreur que la majorité des femmes font au moins une fois dans leur vie : j’ai changé de coiffeuse. Pas par caprice – la mienne partait en congé maternité. J’ai atterri chez quelqu’un qui m’a proposé « juste enlever les pointes mortes » et qui m’a pris cinq bons centimètres. J’ai regardé les longueurs tomber avec le sourire figé de quelqu’un qui voudrait pleurer mais qui est dans un espace public.

De retour chez moi, j’ai regardé le reflet dans mon miroir de salle de bain et j’ai décidé que j’allais mettre le paquet pour faire repousser tout ça le plus vite possible. Six mois après, j’avais récupéré à peu près ce que j’avais perdu. Voici ce que j’ai fait.

Comprendre d’abord comment les cheveux poussent

Avant de dépenser de l’argent dans des produits miracles, j’ai passé quelques soirées à lire des choses sérieuses sur la croissance capillaire. Parce qu’il y a beaucoup de promesses vides dans ce domaine, et je voulais savoir ce qui avait vraiment une base scientifique.

Ce que j’ai retenu : les cheveux poussent en moyenne d’un centimètre à un centimètre et demi par mois. Ce rythme est surtout déterminé par la génétique – certaines personnes poussent plus vite, d’autres moins, et on ne peut pas radicalement changer ça. En revanche, on peut s’assurer de ne pas freiner la croissance, et ça, c’est vraiment à notre portée.

Les ennemis de la repousse : la carence en nutriments (fer, zinc, vitamine D, acides aminés), le stress chronique, les traitements chimiques agressifs, et la chaleur excessive des appareils coiffants. Autrement dit, si tes cheveux poussent lentement, c’est souvent parce qu’il se passé quelque chose en interne ou que tu les abimes autant qu’ils poussent.

Ce que j’ai changé dans mon alimentation

C’est la partie la moins glamour mais probablement la plus efficace. J’ai fait une prise de sang et découvert que mon taux de fer était bas. Pas anémique, juste dans le bas de la norme. J’ai ajouté des sources de fer à mon alimentation : lentilles, épinards sautés, viande rouge deux fois par semaine (alors que j’en mangeais presque jamais), et j’ai continué à manger mes légumineuses avec une source de vitamine C pour améliorer l’absorption.

Les œufs aussi. J’en mangeais peu, j’en mange maintenant presque tous les jours. La biotine contenue dans le jaune d’oeuf est vraiment utile pour les cheveux, la peau et les ongles.

Pour les compléments : j’ai pris de la levure de bière pendant trois mois. C’est peu glamour, ça à un goût particulier en poudre (en gélule c’est plus simple), mais les retours de plein de gens que je connais sont cohérents – ça fait quelque chose. J’ai aussi pris de la silice organique, que m’avait recommandée une copine qui avait eu de bons résultats.

Ma routine capillaire pendant ces six mois

Là, j’ai vraiment changé des habitudes bien installées.

Pendant ces six mois d’attente, j’ai aussi adopté mon carré plongeant pour patienter entre deux poussées, une coupe qui structure le visage sans trahir qu’on est en train de reconstruire ses longueurs.

Shampoing moins fréquent : Je passais de trois à deux shampooings par semaine. Moins d’agression du cuir chevelu, moins de sécheresse des longueurs. Je n’avais pas cru que ça changerait quelque chose, et pourtant mes cheveux étaient visiblement plus brillants au bout d’un mois.

Masque hebdomadaire : Chaque semaine, j’applique un masque nourrissant sur les longueurs et les pointes, jamais sur le cuir chevelu (qui produit déjà du sébum). Je laisse poser vingt minutes sous une serviette chaude. J’alterne entre un masque acheté chez Sephora (un Kérastase dont je ne vais pas citer le nom parce que le prix est mortellement déprimant) et un masque maison à base d’huile de coco et de miel.

Moins de chaleur : J’ai réduit l’utilisation du lisseur à deux fois par semaine maximum, et j’ai remplacé ma brosse soufflante par du brushing à froid. Cette discipline m’a aussi appris à préserver le lissé naturel : ma routine anti-frisottis pour les cheveux lisses est née de ces mois où je refusais d’abîmer ce que je reconstruisais. (je sèche à l’air d’abord, je termine à la brosse). Le lisseur sur cheveux humides, c’est une habitude que j’avais et qui endommage vraiment la fibre capillaire – j’ai mis du temps à m’en débarrasser.

Massage du cuir chevelu : Cinq minutes trois fois par semaine, avec les doigts ou un petit peigne à picots, avant le shampoing. Ça stimule la microcirculation au niveau du bulbe. Est-ce que ça fait vraiment repousser les cheveux ? La science est un peu nuancée là-dessus, mais moi je trouvais ça reposant, et ça aidait à mieux répartir le sébum sur les longueurs. Verdict : zéro inconvénient, continuez.

Mon ressenti Le massage du cuir chevelu, c’est une des pratiques les plus sous-estimées. Je le faisais en regardant une série le soir, donc le temps n’était pas vraiment perdu. Et j’avais l’impression que mes cheveux étaient plus denses au bout de deux mois. Je ne peux pas prouver que c’est uniquement dû à ça, mais je n’ai aucune raison d’arrêter.

Les huiles capillaires que j’ai utilisées

J’ai testé plusieurs huiles végétales sur les longueurs. En voilà trois que j’ai vraiment intégrées :

L’huile de ricin : Épaisse, un peu collante, elle s’utilise diluée dans une huile plus légère. On lui attribue souvent des propriétés de densification du cheveu. Je ne suis pas sûre que ce soit prouvé avec rigueur, mais appliquée en masque deux heures avant le shampoing, elle rend mes cheveux vraiment plus épais à la racine. Je la mélange avec de l’huile d’argan, moitié-moitié.

L’huile d’argan : Légère, non grasse au toucher, parfaite pour les pointes en soin de finition. Deux gouttes sur les pointes après le brushing, ça ajoute de la brillance et protège de la casse. J’en achète chez Yves Rocher, qui propose une huile d’argan pure à prix raisonnable.

L’huile de jojoba : Chimiquement, c’est une cire qui imite le sébum naturel. Je l’utilise en soin du cuir chevelu, appliquée directement à la racine et massée. Elle ne pèse pas les cheveux et équilibre bien la production de sébum.

Ce que j’ai arrêté de faire

Aussi important que ce que j’ai commencé : ce dont je me suis débarrassée.

En parallèle, j’ai lu avec intérêt mes conseils coupe pour les femmes de 50 ans, parce que la repousse et l’âge se gèrent ensemble et qu’il y a de vraies astuces pour les deux à la fois.

Les élastiques en métal sur les queues de cheval. Mortels pour les longueurs, ils cassent le cheveu à l’endroit de l’attache. Remplacés par des élastiques en tissu ou des spirales douces.

Dormir avec les cheveux attachés serré. J’ai pris l’habitude de dormir avec une tresse lâche ou les cheveux libres sur un oreiller en satin. Le coton frotte et casse – j’aurais dû faire ça plus tôt.

Les couleurs fréquentes. J’ai décalé mes rendez-vous de coloration de six à huit semaines. Mes racines n’étaient pas ravissantes, mais mes longueurs ont vraiment souffert moins.

Six mois plus tard, mes cheveux avaient retrouvé à peu près leur longueur d’avant la coupe. Ma nouvelle coiffeuse (j’en ai trouvé une autre) m’a dit qu’ils étaient en très bonne santé. Je lui ai dit merci, et j’ai quand même précisé que je voulais juste les pointes. Juste les pointes.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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