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Cheveux lisses qui durent : ma routine anti-frisottis (enfin efficace)

par Emma ·
comment garder les cheveux lisse

Mes cheveux sont naturellement ondulés. Pas des boucles bien définies qu’on peut mettre en valeur, pas des cheveux raides qu’on coiffe facilement – non, l’entre-deux traître, la vague capricieuse qui dépend de l’humidité du jour, du vent dans la rue, et apparemment de mon humeur. Par temps sec et froid, mes cheveux sont à peu près gérables. Par temps humide – et à Paris il fait humide beaucoup – ils font ce qu’ils veulent, c’est-à-dire des choses que je n’ai pas demandées.

Pendant des années, j’ai bataillé contre ça avec une quantité de produits qui aurait pu remplir une pharmacie. J’ai fini par trouver une combinaison qui tient vraiment, et pas juste deux heures. Voilà ce que j’ai gardé.

Comprendre le problème : pourquoi les cheveux frisottent

Avant de parler solutions, un peu de mécanique. Les frisottis et les ondulations non voulues se produisent parce que les fibres capillaires absorbent l’humidité de l’air. L’eau qui pénètre dans le cortex du cheveu fait enfler la fibre de manière inégale, ce qui crée ces petites bosses et ondulations rebelles.

Deux facteurs amplifient le problème : les cheveux poreux (abimés par la chaleur, la couleur, les brushings trop fréquents) absorbent plus d’humidité. Et les cheveux secs en manque de sébum naturel aussi, paradoxalement, parce qu’il n’y a pas de gaine protectrice.

Du coup, la stratégie n’est pas de « fixer » le lissage coûte que coûte, mais de nourrir le cheveu pour qu’il soit moins poreux et de créer une barrière contre l’humidité.

La préparation, la base de tout

J’ai mis du temps à comprendre que le lissage du matin commence la veille. Ce n’est pas une métaphore zen, c’est littéral.

Le masque de la veille : Quand je prévois de lisser mes cheveux le lendemain, je fais un masque nourrissant la veille au soir, que je rince bien le matin. Des cheveux nourris et hydratés avant le lissage résistent bien mieux aux agressions. J’utilise un masque aux protéines ou à la kératine, laissé posé vingt minutes sur les longueurs.

Le démêlage délicat : Après le shampoing du matin, je démêle toujours sur cheveux encore humides, avec un peigne à larges dents, en commençant par les pointes et en remontant vers la racine. Jamais une brosse ronde sur cheveux mouillés. La fibre capillaire mouillée est fragile, elle casse facilement.

Le soin avant brushing : Avant de sécher, j’applique un soin thermo-protecteur en spray sur toute la longueur. Ça n’est pas optionnel si on utilise de la chaleur régulièrement. Le lisseur à 200 degrés sur cheveux non protégés, c’est de la kératine grillée.

Le brushing, étape par étape

Le séchage à l’air d’abord : Je laisse mes cheveux sécher partiellement à l’air libre avant de prendre le sèche-cheveux. Environ 70% de sec. Ça réduit le temps d’exposition à la chaleur et limite les dégâts. En parallèle, j’ai suivi mes tests pour faire repousser les cheveux vite pour que le lissage s’inscrive dans une routine capillaire longue durée vraiment cohérente.

Le volume de cheveux travaillé : Je divise toujours en sections. Pas par perfectionnisme, mais parce que travailler sur une grosse mèche donne un résultat moins lisse et moins durable. Quatre ou cinq sections selon l’épaisseur des cheveux, épinglées avec des pinces. Je commence par la nuque, je remonte.

La direction du flux d’air : Vers le bas, toujours. La chaleur doit « plaquer » les cuticules dans le même sens, pas les soulever. Sèche-cheveux dirigé de la racine vers la pointe, pas de bas en haut.

La buse concentrateur : J’utilise systématiquement la buse étroite sur le sèche-cheveux. Elle concentre l’air sur une zone précise, contrôle mieux la direction, et donne un résultat plus lisse qu’avec le flux large.

Coup de gueule Le brushing, c’est 80% de la réussite d’un bon lissage. Le lisseur vient après pour affiner et fermer les cuticules. Mais si le brushing est mal fait, le lisseur ne rattrapera rien. J’ai mis longtemps à l’admettre parce que le lisseur est plus spectaculaire et plus rapide – et pourtant.

Les produits qui font vraiment la différence

J’en ai testé des dizaines. Voilà les quelques-uns que je garde. Sur cheveux lisses, mon carré plongeant, la coupe qui s’adapte à tout prend toute sa dimension et offre une allure soignée qui tient vraiment dans la journée.

Le sérum lissant : Appliqué sur longueurs et pointes, après le brushing et avant le lisseur. Je l’utilise en très petite quantité – une ou deux gouttes, vraiment. Trop, ça alourdit et les cheveux font gras. J’aimé bien ceux à base de silicone léger pour les cheveux fins comme les miens, qui enrobent la fibre sans peser.

Le spray protecteur thermique : Déjà mentionné, mais à souligner : je ne lisse jamais sans. Celui que j’ai le plus aimé vient de chez Kérastase, mais il en existe à tous les prix. Le principal c’est qu’il contienne des agents thermiques et soit léger à l’application.

Le spray anti-humidité : C’est le produit que j’ai découvert le plus tardivement et qui a vraiment changé la donne. Appliqué après le lissage, il forme une barrière contre l’humidité ambiante. Chez Sephora, j’en ai trouvé un bon dans la gamme Frizz Ease. Ça coûte une quinzaine d’euros et ça dure longtemps parce qu’on n’en met pas beaucoup.

L’huile d’argan légère : Deux gouttes sur les pointes en finition, pour la brillance et la protection. Éviter de monter vers les racines, ça viendrait alourdir la racine et donner l’impression de cheveux gras.

Comment je dors sans tout défaire

C’est la question que tout le monde oublie. Un lissage parfait raté par une nuit de sommeil, c’est mortellement frustrant. Garder les cheveux lisses change aussi tout quand on réfléchit à les coupes qui marchent vraiment après 50 ans avec lunettes, car la texture lissée valorise les coupes structurées à n’importe quel âge.

Deux solutions que j’utilise selon les jours :

La tresse lâche sur le côté : elle protège les longueurs de la friction contre l’oreiller sans trop casser la structure du lissage. Le matin, une petite séance rapide au lisseur sur les mèches du dessus suffit à « rafraîchir ».

L’oreiller en satin ou en soie : vraiment, c’est pas du luxe inutile. La friction du coton tire le cheveu et crée des frisottis pendant la nuit. L’oreiller satin glisse au lieu de frotter. J’ai le mien depuis deux ans, il a duré dans la rotation normale de ma literie, et je ne reviendrai pas en arrière.

Et les jours où la météo est franchement hostile – pluie fine, humidité à 90% – j’accepte que mes cheveux ne soient pas parfaitement lisses et je travaille avec une demie-queue basse ou un chignon bas plutôt que de me bagarrer. Parfois la sagesse, c’est de décider que le battle n’est pas pour aujourd’hui.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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