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Mes fiches recettes fétiches et comment j’organise ma cuisine du dimanche

par Emma ·
Mes fiches recettes fétiches et comment j'organise ma cuisine du dimanche

Mon placard de cuisine, c’est un peu le reflet de ma personnalité : des bonnes intentions, quelques achats impulsifs, et au fond, une vraie cohérence qu’on ne voit qu’en y regardant de près. Il y a des magazines cornés, des feuilles imprimées avec des recettes notées à la main, quelques fiches plastifiées pour les classiques. Et depuis que j’ai un peu rangé tout ça, je cuisine vraiment mieux.

Parce que le problème numéro un quand on aimé cuisiner, c’est la dispersion. On sauvegarde des recettes sur cinq applications différentes, on prend des photos de pages de livres qu’on ne retrouvé plus, on a trente onglets ouverts le samedi soir en cherchant quoi faire avec le resté de poulet et les deux carottes du frigo. Bref, on gère mal l’information.

Comment j’organise mes recettes : mon système (imparfait)

J’ai mis en place un truc simple il y a environ deux ans, et ça tient. Un classeur A4 à intercalaires, avec cinq sections : entrées, viandes, poissons, desserts, et une section « accompagnements et sauces » qui déborde un peu sur les autres.

Chaque recette qui passé la sélection va dans le classeur sous forme de fiche plastifiée. La sélection, c’est : est-ce que j’ai déjà fait ce plat deux fois et est-ce que j’avais envie de le refaire ? Si oui, elle entre dans le classeur. Sinon, elle resté dans le tas « à tester » sur le plan de travail.

C’est un système de tri continu. Le classeur ne grossit pas infiniment – si j’ajoute une fiche, j’en sors souvent une autre qui ne tourne plus. (La recette de gratin de courgettes que j’avais mise avec enthousiasme en 2021 et que je n’ai plus jamais faite… elle est sortie l’année dernière. Sans regrets.)

Pour trouver des nouvelles recettes, j’alterne plusieurs sources. Les magazines spécialisés, des sites de recettes pour les idées saisonnières, et surtout les recommandations de gens de confiance. Ma voisine du dessus, qui cuisine infiniment mieux que moi, est une source intarissable.

Les types de recettes que j’utilise vraiment

Je ne cuisine pas tous les jours des choses compliquées. En semaine, c’est rapide et fiable : une pâte au pesto, des œufs brouillés aux herbes, un wok de légumes. Le week-end, c’est là que je prends le temps.

Les recettes en sauce : C’est mon truc. Un boeuf bourguignon le dimanche, une blanquette de veau de temps en temps, un poulet à la crème aux champignons. Ces recettes à cuisson longue, j’aimé les faire parce qu’elles parfument tout l’appartement pendant des heures et qu’elles pardonnent les petites erreurs. Si tu oublies le boeuf bourguignon trente minutes de trop, il sera juste encore meilleur.

Les desserts du dimanche : J’ai un rituel : le dimanche après-midi, si j’ai du temps, je fais un dessert. Pas toujours élaboré – parfois juste une tarte aux pommes avec la pâte du commerce, parce que la vie est courte. Mais parfois un vrai entremet, une charlotte, un mille-feuille maison. Ces jours-là, je sors les fiches les plus compliquées.

Les recettes « zéro gaspillage » : Depuis deux ou trois ans, j’essaye vraiment de cuisiner ce que j’ai plutôt que d’acheter pour une recette précise. Du coup, j’ai développé un petit stock de recettes adaptables : la soupe aux légumes du fond du frigo, le gratin de pâtes avec le resté de béchamel, le crumble avec les fruits un peu mous. Ces recettes-là ne sont souvent pas écrites nulle part – elles sont dans ma tête, affinées à force de les faire.

Le vrai du faux Les fiches recettes en ligne, c’est bien pour trouver des idées. Mais le vrai apprentissage, c’est de comprendre pourquoi une recette fonctionne, pas juste de suivre les étapes. Quand tu comprends qu’une sauce épaissit parce que l’amidon gélatinise, tu n’as plus besoin de la fiche pour ajuster.

Les fiches que j’ai gardées depuis des années

Certaines fiches sont dans mon classeur depuis si longtemps que le papier est un peu jauni. Ce sont mes valeurs sûres, celles que je pourrais presque faire les yeux fermés.

Le poulet rôti du dimanche : Ça paraît banal, mais un bon poulet rôti, c’est un art. Le mien, je le frotte avec du beurre mou, de l’ail écrasé, du thym et du romarin, et je le fais cuire sur un lit de légumes (carottes, oignons, une branche de céleri) avec un verre de vin blanc et un verre d’eau dans le fond du plat. Pour le légume qui revient presque chaque semaine dans mes garnitures, mes façons préférées de cuisiner les carottes ont changé ce que je faisais avec ce légume basique que j’avais longtemps sous-estimé. Arrosage toutes les vingt minutes. Résultat : une peau croustillante, un jus court absolument divin, et des légumes confits qui valent presque autant que le poulet.

Dans mes fiches fétiches, une place d’honneur revient au dessert : mon gâteau au chocolat qu’on ne raté plus jamais est la recette que j’ai refaite le plus souvent, celle que je connais par cœur et que je fais les yeux fermés pour un anniversaire improvisé.

La tarte tatin : Ma honte, mon triomphe. J’ai raté cette tarte tellement de fois (le caramel trop cuit, les pommes qui rendent de l’eau, le renversement catastrophique) que quand elle réussit, je prends une photo. Elle réussit maintenant à peu près trois fois sur quatre. Le truc qui a tout changé : cuire les pommes dans le caramel à feu moyen-fort, pas doux, pour les faire caraméliser sans les noyer. Et utiliser des Golden, pas des Granny Smith qui rendent trop d’acidité.

La béchamel : Base de tant de choses. Mon ratio : 40 g de beurre, 40 g de farine, 500 ml de lait entier, sel, poivre, noix de muscade. Je fais un roux blond, j’ajoute le lait froid d’un coup en fouettant vigoureusement. Trois minutes sur feu moyen en continuant à fouetter. Jamais raté depuis que j’ai arrêté d’ajouter le lait chaud.

Ce que j’achète pour cuisiner sans y passer des heures

Quelques produits que j’ai toujours dans mon placard, qui changent vraiment la cuisine du quotidien :

Et dans les accompagnements que je prépare sans y penser, mes méthodes pour cuire les pommes de terre varient selon le plat : coupées en quartiers au four avec du romarin, ou en purée crémeuse pour les jours d’hiver qui demandent du réconfort.

  • La levure fraîche (pas la sèche – la fraîche de chez Monoprix, celle qui se vend en petits cubes) pour faire du pain le week-end
  • Le bouillon de volaille maison congelé en cubes – je fais une grande quantité de temps en temps, et j’en ai pour trois mois
  • La crème fraîche épaisse, toujours entière, jamais allégée
  • Les épices entières achetées en petit volume chez un épicier indien de mon quartier, fraîches et vraiment parfumées

Le matériel, aussi. J’ai investi dans une bonne cocotte en fonte il y a cinq ans, et c’est le meilleur achat que j’aie fait pour ma cuisine. Elle va de la plaque au four, elle conduit la chaleur uniformément, et elle dure a priori toute une vie.

La cuisine, c’est une conversation permanente avec ce qu’on a dans le frigo, ce qu’on a envie de manger, et le temps qu’on a devant soi. Les fiches recettes, elles servent à alimenter cette conversation. Mais la vraie cuisine commence quand tu poses la fiche et que tu fais confiance à tes mains.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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