J’ai repeint mon salon pour la première fois en 2019. Blanc cassé, peinture mate, belle idée sur le papier. En 2021, le blanc cassé me tapait sur les nerfs. En 2023, j’ai tout refait en bleu gris. Chaque fois, j’ai appris quelque chose. Pas toujours dans la douceur.
Mate, satinée, brillante : la question que personne ne pose vraiment
La première chose qu’on me demandé quand je raconte mes aventures de peinture : « Tu as choisi quelle couleur ? » Mais la vraie question, celle qui change tout dans le résultat final, c’est la finition.
J’ai d’abord choisi de la peinture mate pour mon salon, sur les conseils d’une vendeuse chez Leroy Merlin. Et c’était le bon choix – je l’ai su plus tard, en comprenant pourquoi. La peinture mate absorbe la lumière plutôt que de la renvoyer. Du coup, les petites irrégularités du mur (et mes murs haussmanniens en ont pas mal) disparaissent. Pas de reflets parasites, une lumière douce, une ambiance feutrée que j’adore le soir avec les lampes d’appoint allumées.
La peinture satinée, je l’ai essayée dans ma chambre. Plus facile à lessiver, c’est vrai. Mais elle accroche la lumière et révèle chaque défaut du support. Si votre applicateur n’est pas parfait, ça se voit. Elle convient mieux aux espaces humides (salle de bain, cuisine) où la résistance compte plus que l’esthétique.
La brillante ? Je n’en veux pas dans un séjour. Trop de reflets, trop d’entretien, trop « carrosserie de voiture » pour mon goût.
Au passage Pour un salon avec un peu de caractère et des murs imparfaits – ce qui est le cas de 95% des appartements parisiens – la peinture mate est vraiment la meilleure option. Elle pardonne beaucoup. Et franchement, le rendu le soir à la bougie, il n’y a rien de comparable.
Une couleur ou plusieurs : j’ai essayé les deux
Mon premier salon : une seule couleur, blanc cassé sur les quatre murs. Résultat propre, lumineux, facile à meubler. Mais après deux ans, je me suis ennuyée. Trop sage. Trop « appartement de location ».
Ma deuxième version : un mur d’accent. J’ai peint le mur derrière le canapé en terracotta, une couleur que j’avais choisie aussi pour ma housse terracotta qui s’accorde avec ma peinture et qui forme une vraie palette cohérente dans l’appartement. Chez moi, avec l’exposition nord du salon, le terracotta tirait vers le marron foncé. Mortellement triste.
Ma version actuelle : bleu gris sur l’ensemble. Bleu de Prusse dilué, presque neutre selon la lumière du jour, franchement affirmé le soir. Je ne regrette rien. Et j’ai appris à tester la couleur sur un grand carré de mur avant de commander les 10 litres nécessaires pour couvrir toute la pièce. Ce détail m’a évité une catastrophe avec un vert qui semblait parfait sur l’échantillon et qui m’aurait donné l’impression de vivre dans une forêt sous-marine.
Comment j’organise maintenant ma préparation avant de peindre
- Achat de la peinture de finition ET de la sous-couche universelle (une étape que j’avais zappée la première fois)
- Test sur 50×50 cm minimum, en observant à différents moments de la journée
- Calcul précis : environ 1 litre pour 6 à 8 m2, deux couches systématiquement
- Protection des plinthes blanches et des baguettes champagne avec du scotch de masquage de qualité
- Rouleau à poils courts pour les grandes surfaces, pinceau fin pour les angles
La sous-couche : l’étape que j’ai ignorée et que j’ai regrettée
Ma première fois, sans sous-couche. La peinture a tenu, mais inégalement. Certains endroits avaient l’air plus clairs, d’autres plus sombres, selon l’absorption du support. Il a fallu trois couches pour obtenir quelque chose de correct. Avec une sous-couche universelle, deux couches de finition suffisent presque toujours.
J’ai aussi appris l’existence des peintures 2-en-1 (sous-couche et finition dans le même produit). Pratiques en théorie. En vrai, sur un mur qui change radicalement de couleur, elles sont insuffisantes. Si vous passez d’un mur beige à un bleu gris foncé, il faut la vraie sous-couche d’abord.
Pour des conseils plus complets sur les techniques de préparation et les types de produits selon les supports, j’ai exploré plusieurs ressources en ligne – dont ce lien qui propose une série d’articles pratiques sur la rénovation intérieure avec des comparatifs produits utiles.
Ce que j’aurais voulu savoir avant de commencer
La peinture de salon, ce n’est pas seulement choisir une couleur. C’est choisir une lumière. Mon salon nord avec du terracotta était sombre et lourd. Le même salon avec du bleu gris donne une sensation d’espace et de sérénité que le blanc cassé ne procurait pas. C’est aussi ce fond repeint qui m’a donné envie d’accrocher mon tableau déco qui prend tout son sens sur la peinture plutôt que de le laisser à plat contre un mur quelconque.
Autre chose : la qualité de la peinture compte énormément. J’ai essayé les petits prix en grande surface. Les résultats étaient corrects. Mais quand j’ai utilisé une peinture de gamme supérieure pour ma version actuelle, la différence était visible immédiatement : meilleure couvrance, séchage plus régulier, rendu plus velouté.
Mon investissement pour le bleu gris : environ 120 euros de peinture pour 35 m2 de salon (deux couches). C’est plus que les versions précédentes. Mais j’ai passé deux fois moins de temps à peindre, et le résultat a duré sans retouche depuis dix-huit mois. Une fois le mur sec, j’ai pu poser mon panneau mural décoratif sur le mur fraîchement peint et c’est vraiment l’ordre que je respecte maintenant. Ce week-end de peinture est un des meilleurs investissements déco que j’aie faits. Et je peux le dire sans exagérer : je m’y sens bien chaque matin. C’est ça, finalement, le seul critère qui compte.
