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Voyage spirituel en Inde : les villes et lieux qui valent le deplacement

par Emma ·
Voyage spirituel en Inde : les villes et lieux qui valent le deplacement

Il y a deux ans, une amie est revenue de trois semaines en Inde. Elle avait l’air différente. Pas dans un sens « je suis illuminee et je mange du tofu », juste… plus posee. Elle m’a raconte Varanasi, les ghats au lever du soleil, les matins de meditation au bord du Gange. J’ai commence a chercher, a lire, a me demander si l’Inde pouvait m’apporter quelque chose. Je ne suis pas encore allee. Mais j’ai fait ma recherche sérieusement.

Pourquoi l’Inde pour un voyage spirituel ?

L’Inde n’est pas la seule destination possible pour un voyage spirituel. Le Japon, le Nepal, certaines regions du Portugal ou de la Grece ont leurs propres traditions contemplatives. J’ai aussi explore d’autres horizons qui m’interpellent, comme mon Islande, un autre voyage de l’âme ou je cherche la même quietude dans un cadre complètement différent. Mais l’Inde est particuliere : c’est un pays ou le spirituel est partout, dans la rue, dans les marches, dans l’architecture, dans les rituels quotidiens que vous voyez à chaque coin.

Ce qui m’a interesse dans les recits que j’ai lus et dans les conversations avec des gens qui y sont alles : l’Inde oblige a ralentir. Les villes sont bruyantes, chaotiques, surchargees. Et pourtant, dans ce chaos, il y a des poches de calme absolu, des ashrams, des temples, des bords de riviere, ou le temps semble s’arreter.

Le voyage spirituel en Inde n’est pas une cure de spa. C’est une confrontation avec soi-même dans un environnement qui ne ressemble a rien de ce qu’on connaît en France.

Rishikesh : la capitale mondiale du yoga

Rishikesh est systématiquement citee comme première destination pour un voyage spirituel en Inde, et pour des raisons valides. La ville est situee au pied de l’Himalaya, au bord du Gange (encore turbulent et froid a cet endroit, descendant des montagnes). Elle est vegetarienne et sans alcool par tradition religieuse.

C’est la destination principale pour les cours de yoga et de meditation : des centaines d’ashrams proposent des programmes de quelques jours a plusieurs semaines. Des formations de professeurs de yoga (Yoga Teacher Training, 200 heures) du monde entier convergent ici. L’atmosphere est particuliere : les ashrams cotoient les cafés avec wifi, les backpackers avec les pelerins. Ce n’est pas un endroit isole du monde, mais c’est un endroit ou les pratiques contemplatives sont prises au sérieux.

Pour préparer un voyage spirituel en Inde et choisir entre les différentes destinations, j’ai trouvé des ressources utiles disponibles en cliquant sur ce lien avec des temoignages de voyageurs et des informations pratiques sur les ashrams selon leurs traditions et leurs tarifs, ce qui m’a aide a distinguer les structures sérieuses des simples attrape-touristes.

Varanasi : la ville qui confronte

Varanasi (aussi appelee Benares) est probablement la ville la plus intense de l’Inde. Et la plus spirituellement chargée. C’est une des villes les plus anciennes du monde en habitation continue, et c’est le centre cosmologique de l’hindouisme.

Se baigner dans le Gange au lever du soleil, voir les cremations sur les ghats (ouvertes, publiques, sans concession au confort emotionnel des etrangers), assister à la ceremonie Ganga Aarti le soir avec ses feux, ses chants, ses fumées : c’est une experience que tous ceux qui me l’ont decrite qualifient d’ »indepassable ». Aussi perturbante que magnifique.

À noter : Varanasi n’est pas une destination pour des vacances de decompression. C’est une confrontation avec la vie, la mort, le sacre et le profane tous entremeles. Si vous cherchez le calme du yoga, allez a Rishikesh. Si vous cherchez quelque chose de plus profond et de moins confortable, Varanasi.

Ce que je retiens des recits : l’important a Varanasi est de prendre le temps. Pas de courir d’un monument à l’autre. S’asseoir sur un ghat le matin. Observer. Laisser la ville faire son effet. Ça prend quelques jours.

Dharamsala et McLeod Ganj : la tradition tibetaine

Beaucoup de voyageuses qui reviennent de ces destinations repartent avec des pierres et des objets symboliques. J’ai lu par exemple tout ce qu’il y a à savoir sur la cornaline que j’ai ramenée de mon voyage, une pierre souvent associee aux traditions spirituelles indiennes. Si votre attrait pour le voyage spirituel passé par le bouddhisme tibetain plutôt que par l’hindouisme ou le yoga, Dharamsala est l’endroit. C’est la residence du Dalai-Lama en exil et le siege du gouvernement tibetain en exil. McLeod Ganj, le quartier haut de la ville, est peuplé de moines en robe bordeaux, de tibetains en exil, et de voyageurs venus pour les enseignements bouddhistes.

Des cours de meditation selon la tradition tibetaine sont proposes dans plusieurs centres. Les enseignements du Dalai-Lama eux-mêmes sont parfois ouverts au public (il faut s’inscrire en avance, les informations sont disponibles sur le site officiel du Bureau du Tibet).

Le cadre est magnifique : perché dans les contreforts de l’Himalaya, avec vue sur la plaine indienne par temps clair.

Auroville et Pondicherry : la voie intégrale

Dans le Sud de l’Inde, près de Pondicherry, Auroville est une communaute internationale fondee en 1968 autour des enseignements du philosophe Sri Aurobindo et de sa collaboratrice « La Mère ». C’est une experience sociale et spirituelle unique : une ville utopique avec 3000 residents de 50 nationalites différentes, sans gouvernement traditionnel, organisée autour d’un grand batiment de meditation doré visible de loin, le Matrimandir.

Visiter Auroville n’est pas comme visiter un site touristique classique. C’est une communaute vivante, avec ses tensions, ses projets, ses fermes biologiques, ses ateliers. Plusieurs visiteurs y restent des semaines et participent à la vie collective. C’est une approche du voyage spirituel très différent des ashrams de yoga.

Pondicherry elle-même, l’ancienne ville française, offre un contraste saisissant : architecture coloniale, cafés très « Quartier latin » a deux heures d’avion. Idéal si vous voulez alterner entre une semaine de retraite spirituelle et quelques jours plus légers.

Ce que je planifie pour mon propre voyage

Je ne suis pas encore allee. Mais j’ai décidé que mon premier voyage en Inde commeneerait par dix jours a Rishikesh (yoga, randonnee, meditation progressive) avant de passer une semaine a Varanasi. Ce sont les deux poles qui m’attirent le plus : la pratique dans un cadre soutenant, puis la confrontation avec quelque chose de plus profond. De la même façon que ma Patagonie pour les grands espaces de l’autre bout du monde représente un autre reve de voyage qui change le regard, l’Inde appartient a cette categorie de destinations transformatrices.

Je ferai ce voyage dans deux ans, peut-être. D’ici la, j’étudie les bases du yoga et de la meditation guidee ici à Paris, pour arriver avec des fondations et pas juste de la curiosite. Ça me semble plus honnête.

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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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