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Mon week-end de plantation de mai : ce que je mets en terre

par Emma ·
Mon week-end de plantation de mai : ce que je mets en terre

Chaque année, le premier week-end de mai, je sors mes jardinières, mon terreau universel et mes gants de jardinage roses (cadeau de ma sœur, très pratiques, un peu ridicules visuellement). C’est mon rituel. Mon balcon parisien fait 6 m2, mais en mai il se transforme en potager miniature. Voici ce que j’y plante et ce que j’en retire.

Les légumes qui me récompensent sans faillir

Après cinq ans d’expériences diverses (et quelques catastrophes mémorables), j’ai ma liste courte des légumes qui fonctionnent sur un balcon parisien exposé sud-ouest. Ce week-end de mai prolonge directement ce que j’avais commencé en avril : si tu veux suivre la logique de saison, j’ai écrit mon journal de plantation d’avril, le mois d’avant qui explique les préparatifs et les premiers semis qui rendent le mois de mai aussi productif.

Les tomates cerise d’abord. Je plante systématiquement deux pieds en fin mai, quand les gelées sont vraiment terminées ici à Paris – et le repiquage est une étape que je détaille dans comment j’ai repiqué mes tomates, la tâche de mai, avec les gestes précis pour ne pas abîmer les plants achetés en jardinerie. Variété Gardener’s Delight pour les petites rouges, Sweet Million pour les superbes. Un pot de 30 litres minimum par pied, terreau enrichi en compost, arrosage tous les deux jours en été (tous les jours si canicule). Résultat : des tomates de juillet à octobre, en quantité franchement satisfaisante pour agrémenter mes salades de la semaine.

Les haricots verts : j’en mets toujours dans une grande jardinière rectangulaire, avec des petits piquets pour qu’ils grimpent. Deux rangs espacés de 15 cm, semis directs après le 15 mai. En six semaines, j’ai mes premières récoltes. Le problème avec les haricots sur balcon : il faut les surveiller, parce qu’une seule semaine sans récolte et ils deviennent filamenteux et moins bons. Chez moi, j’ai raté deux fois la fenêtre parce que j’étais en vacances. Bilan : zéro.

Les courgettes : ambitieux pour un balcon, mais faisable avec un très grand pot. 50 litres minimum, exposition plein soleil, arrosage copieux. J’ai récolté 8 courgettes la première année. L’année suivante, le plant a pris du blanc (oïdium) en août et j’ai tout perdu. J’utilise maintenant du bicarbonate dilué en prévention – pas parfait, mais ça retarde.

Bilan honnête J’ai essayé les concombres sur mon balcon. Deux fois. Les deux fois, des résultats décevants malgré un soleil suffisant. Mon balcon est peut-être trop venteux, les fleurs tombaient avant la pollinisation. J’ai abandonné et j’achète mes concombres chez Monoprix comme tout le monde.

Les plantes aromatiques : la vraie valeur ajoutée du balcon

Si je devais ne garder qu’une catégorie de plantation, ce serait les aromatiques. Ratio investissement/plaisir imbattable.

Le basilic est le plus exigeant : beaucoup de soleil, pas de vent direct, arrosage régulier mais sans excès. Je plante après le 15 mai pour éviter le choc thermique. Un pied de basilic de qualité en jardinerie (pas ceux vendus en supermarché déjà à moitié morts), replanté dans un pot plus grand avec du terreau frais. Il triple de volume en juin.

La ciboulette est quasi indestructible. Elle revient d’une année à l’autre si on ne la laisse pas monter en fleur. Je coupe régulièrement à ras, elle repousse. C’est la plante parfaite pour les dimanches matin où je veux ajouter quelque chose à mes œufs brouillés sans descendre faire des courses.

Le thym et le romarin : je les laisse en pot toute l’année, ils sont rustiques. En mai je les rempote dans un substrat frais pour relancer la croissance.

Ce que j’achète en plant et ce que je sème directement

Acheté en plant prêt à l’emploi :

  • Tomates (le semis maison est possible mais demandé du matériel)
  • Basilic (toujours, les graines prennent trop de temps)
  • Ciboulette (une fois achetée, elle revient seule)

Semé directement en pleine terre (ou en pot profond) :

  • Haricots verts
  • Courgettes (grosse graine, germination facile)
  • Radis (20 jours du semis à la récolte, magique)

Les fleurs : parce que le balcon doit aussi être joli

Je suis une jardinière pragmatique mais pas austère. Mon balcon à des légumes ET des fleurs. En mai, je plante des pétunias en cascade (ils débordent des jardinières de façon spectaculaire), des géraniums (classiques mais efficaces), et quelques plants de capucines dont je mange aussi les fleurs en salade.

Pour les tendances et les nouvelles variétés à tester, je lis régulièrement des blogs jardinage – notamment en savoir davantage sur ce site qui documente saison après saison les meilleures associations de plantes pour les petits espaces urbains, avec des retours d’expérience utiles pour les jardiniers de balcon.

Toutes ces plantations atterrissent dans la même structure : mon carré potager, le théâtre de toutes mes plantations, que j’ai construit à moindre coût il y a trois ans et qui resté la meilleure décision que j’aie prise pour mon balcon.

Les capucines méritent d’être mentionnées spécifiquement : elles sont jolies (orange, jaune, rouge), elles repoussent les pucerons qui auraient autrement envie de coloniser mes tomates, et on les mange. Triple usage. J’en sème directement dans la terre du pot de tomates, deux graines par pot. En quatre semaines elles couvrent le bord des pots de façon très décorative.

Le matériel que je ressors chaque mai

Cinq ans de jardinage m’ont appris ce dont j’ai vraiment besoin (et ce dont je n’ai pas besoin du tout).

Indispensable : un bon terreau universel enrichi (pas le moins cher, c’est du sable compacté), des billes d’argile pour le fond des pots (drainage), un arrosoir à bec fin pour les semis, du tuteur bambou en différentes tailles.

Superflu : la mini-serre que j’avais achetée et qui n’a servi qu’une fois, les gadgets d’arrosage automatique qui bouchent à la moindre particule de terreau, les engrais chimiques que j’ai remplacés par du marc de café et des coquilles d’œufs écrasées.

Mon budget mai jardinage : environ 60 euros de plants et terreau. Mes récoltes de l’été : difficile à chiffrer exactement, mais clairement beaucoup plus que 60 euros de plaisir et de tomates cerises mangées encore tièdes au soleil du balcon.

Ce rituel de mai, je ne le raterais pour rien au monde. Même sous la pluie, même avec les mains dans la terre jusqu’aux coudes, même quand le voisin du dessus fait tomber son arrosoir et détrempe mes semis fraîchement plantés. C’est mon jardinage à moi, et il me manque dès que novembre arrive.

Portrait d'Emma
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Emma

Je suis Emma, 38 ans, j’écris depuis ma cuisine. Mes obsessions : la pâte à pain qui lève, les vide-greniers du dimanche, les bottines de printemps trop tôt sorties. Tu trouveras ici mes coups de cœur, mes ratés, mes opinions tranchées. Pas de filtre, pas de mise en scène – juste ce que je vois, ce que je vis, ce que j’ai envie de partager avec toi.

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